AU POSTE COMMANDO
« Faites mieux ! » L’invitation lancée en 2022 par Jean-Luc Mélenchon n’a rien perdu de son actualité. Même si le chef de file des Insoumis a par la suite renoncé à prendre sa retraite, on ne peut qu’adhérer à sa conviction que, faute de nous améliorer, nous ne serons pas en mesure de barrer la route du pouvoir à l’extrême-droite. À quelques mois de l’élection présidentielle, l’inquiétude ne procède pas seulement des sondages qui annoncent la victoire de Marine Le Pen. Elle se nourrit surtout de la perspective d’une entente, parrainée par le patronat et validée par les grands media, entre toutes les composantes des droites et du centre. Appelé « arc républicain », ce partenariat en formation se donne pour mission de faire passer un basculement inédit depuis 1940 pour une transition à peine perceptible et, ce faisant, de jeter un soupçon de sédition sur celles et ceux qui auront le front de s’en émouvoir. Dans ce contexte, il ne suffit pas d’espérer que la gauche s’unisse ou que son électorat se reporte sur le candidat le mieux placé pour la représenter. Conjurer le sort que l’air du temps semble nous réserver engage chacun d’entre nous à défier le sens commun que nos adversaires sont parvenus à imposer. Or, pour espérer reprendre la main, on ne peut se borner à dénoncer les injustices et la cruauté distinctives du programme de l’union des droites, et encore moins s’abaisser à transiger avec les phobies qu’il agite au motif qu’un électorat réputé populaire y serait sensible :
Sortir à Lyon ce soir avec Élaya — la carte des événements et lieux de la ville.